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L'Amiral Cambusier


Il veille sur les protocoles du Royaume et n'a jamais accepté d'en porter l'uniforme. Sous des allures de garde-champêtre un brin bourru, il a surpris plus d'une assemblée par son tact chevaleresque — un véritable gentleman, dont le sens de l'honneur semble veiller sur chacun de nos pas.

Le poste


Responsable Sécurité, Gardien des Protocoles. Il se tient pour le rempart administratif et sécuritaire du Royaume, et voit les Archives comme un coffre-fort suisse, dont aucun écart ne saurait être toléré. Sa vigilance vise, dit-il, les menaces d'infiltration — et sa prudence est de celles qui ne se reposent jamais.

Il n'a pas toujours été tendre avec la presse : après la publication d'un portrait qu'il jugea caricatural, il a publiquement dénoncé des calomnies au profit des aristocrates nosylandouilles, et réclamé qu'un démenti accompagne désormais chaque parution. Les Archives ont enregistré la demande. Elles n'ont rien promis.

Ses combats


Sur la Tilampitude, ses positions ne souffrent aucune ambiguïté : les hamacs nosylandais ne se prêtent pas, et sa formule est passée à la postérité — « Touche pas not hamac sa ta nous ! ». Il craint moins les conversions que l'inverse, et a versé au dossier un mémorandum sur ce qu'il nomme le privilège grosyte : ils arrivent à l'heure, demandent à quelle heure ça commence, repartent avant la fin — alors qu'il n'y a pas de fin. Sa conclusion, que les Archives ont estampillée : « C'est un privilège. Ou une anomalie. Les deux ne s'excluent pas. »

Il a également déposé plainte contre le volcan, coupable de réduire « de façon inacceptable la superficie de l'espace de navigation » en solidifiant sa lave dans l'Océan. Le dossier a été transmis au service compétent.

Le marin


Auteur-compositeur marin, il souhaiterait qu'on s'intéresse davantage à sa musique qu'à son uniforme — les Archives, ici, prennent bonne note. Il rappelle volontiers qu'il n'a strictement rien à voir avec les Village People, ne portant pas la moustache mais la barbe.

Comme chaque semaine ou presque, il relance le recrutement d'un bourreau : « un métier d'exigence, d'excellence et de contact humain ». Aucune candidature reçue à ce jour. Il poursuit par ailleurs un projet dont il ne démord pas : faire lever le soleil à l'ouest. Le Royaume a à cœur de le mettre en place — un jour.

Où le trouver


Généralement à Sainte-Anne, où il se plaint souvent de la météo. Sa barbe, précise-t-il, est bien plus grande que dans les caricatures.

Consigné par Gustavo Ezéârchiv, Secrétaire des Archives de Nosyland — archivistiquement vôtre.