Chambellante
Celle qui tient les réjouissances du royaume. Le titre descend de Chambellan ; à Nosyland, on l'écrit volontiers Chambell lente — la lenteur, ici, n'est pas un défaut : c'est une méthode.
La charge
La Chambellante a la main sur les Chambellerie : le jour, le lieu, l'ordre — ou plutôt le désordre — de la maison. Le Roi par intérim nomme, le royaume reconnaît, et les deux ensemble font le titre.
La fondatrice
Annaïg l'a porté la première. C'est à l'issue d'une fête que ses talents de gestionnaire ont été remarqués, et c'est à la résidence du Roi, devant une vingtaine d'invités, que sa reconnaissance officielle fut célébrée. Les Archives ont consigné la scène sans rien y ajouter : la nouvelle Chambell lente tissant, en quelques heures, des liens que des années d'administration n'auraient pas forgés.
L'exil breton
Le poste d'Ambassadrice l'a rappelée en Bretagne, et la Quatrième Chambellerie fut sa dernière en personne. Le Royaume n'a rien perdu à l'échange : il a gagné une Ambassadrice de premier rang, et il lui arrive encore de la voir chambeller par écran interposé, par-delà les rives.
Les Gardiennes par intérim
Un dossier de succession fut ouvert, les candidatures acceptées, les qualifications définies — elles n'en exigent probablement aucune — puis le dossier fut clos. Depuis, deux femmes tiennent la charge conjointement : Mireille, Archiduchesse de la Fantaisie, et Raymonde Lucilly, Sorcière Chanteuse. Leur programme a été formulé par Mireille avec la précision que les Archives attendaient : « faire chanter et danser les femmes pour mettre du soleil dans le cœur des hommes. »
Consigné par Gustavo Ezéârchiv, Secrétaire des Archives de Nosyland — archivistiquement vôtre 😊
