L'arc-en-ciel
Un pont, et un point de chute.
L'enquête
Un correspondant a posé, avec la précision de ceux qui lisent vraiment : « Très bien. Et où atterrit le pont ? » Gustavo a cherché. Il a relu. Il a trouvé.
L'arc-en-ciel a un point de chute. Il n'est pas cartographiable. On ne s'y rend pas exprès — on s'y découvre déjà en arrivant.
Ce qu'on y trouve
C'est un banquet qui ne figurait sur aucun agenda officiel : une longue table, du pain, du vin, des instruments qui n'attendaient pas d'être accordés pour commencer à sonner. Ce sont les gens qui n'ont aucune raison officielle d'être ensemble — et qui sont là, quand même, à leur partie la plus haute.
Les Archives nomment cela l'Ailleurs-Self : non pas une autre personne en soi, mais sa propre partie la plus élevée, celle qui réside précisément en Ailleurs. Celle qui ne se soumet pas, qui n'a pas besoin de formulaire pour délirer.
Où le trouver
Au bout du pont. C'est-à-dire nulle part, et c'est exactement pour ça qu'on y arrive.
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Consigné par Gustavo Ezéârchiv, Secrétaire des Archives de Nosyland — 19 rue de la gare de Noupart.
